









Sur les rivages, les empreintes s’accumulent, se creusent encore et encore, marquant ainsi des ridules de plus en plus prononcées. Elles disparaissent dans les méandres de l’oubli qui au lieu d’effacer, rature, comme son étymologie l’indique, jusqu’à saturation. L’oubli est alors ce tracé dont le geste d’écrire devient trop plein de son écriture même, un signifiant voulant devenir la signification qu’il prétend porter au point de s’y confondre tant il s’est gorgé de son sens. Rien ne se grave sans importance…